Accueil > Les ateliers d’écriture > Travaux d’ateliers > Atelier réguliers 2018-2019 > Atelier de Geneviève 2018-2019 : L’atelier de l’autre samedi > Atelier 5 : Jeanne Benameur

Atelier 5 : Jeanne Benameur

samedi 23 mars 2019, par Geneviève Guinebault

Après avoir présenté Jeanne Benameur et sa bibliographie.

Consigne 1 :
Ecrire un texte dans lequel vous intégrerez les titres suivants, extraits de sa bibliographie, Ça t’apprendra à vivre, Les demeurées, Profanes, Les mains libres, Laver les ombres,

Paris, le 12 décembre
Mais comment as-tu pu en arriver là ? Tu avais tout, la vie devant toi et maintenant, tout est fini ! La police a affirmé que tu participais à cette manifestation, que tu lançais des pierres en direction des policiers. Et puis, ils disent également que tu as fracassé des vitrines, participé à des pillages de magasins. Ne sais-tu donc pas ce qu’est un vol, toi, le grand avocat ? Je ne peux le croire, je ne comprend pas, alors j’ai besoin de te poser la question : étais-tu vraiment présent ? Est-ce bien toi qui a fait tout cela ? Et, en même temps, je sais que c’est toi, car les vidéos te montrent, déambulant dans les allées des magasins, dans la rue. Même la télévision gardera des images de toi dans ces archives. Tu avait tout et maintenant, tu n’auras plus rien, tu déambuleras dans les coursives grises et sombres, vivant parmi les demeurés, ceux qui ont perdu leurs repères. Tu avais les mains libres, mais il ne te restera plus que des longs corridors, des serpillières pour laver les ombres de tes remords. Après tout, ça t’apprendra à vivre !
Gilles

Quand j’ai voulu laver les ombres de ma vie, qui l’encombraient, l’assombrissaient, voir l’empêchaient d’être moi-même, je désirais en un sens avoir les mains libres. Mais pourquoi avais-je une telle démarche, étais-je restée comme celle que l’on nomme « les demeurées » ? Ces femmes qui se posent un tas de questions ? Ou plutôt pas du tout et qui restent des « profanes » ne cherchant pas à comprendre ce qui se passait, ce qui leur arrivait personnellement. Elles demeurent emmurées dans leur silence, dans leur absence de questionnement face à elles-mêmes et elles ne comprennent pas ce qui survient, ce qui se passe dans leur vie. En sont-elles conscientes ? Peut-être elles-mêmes ne le savent pas où n’arrivent pas à passer le pas, à entrer en quête, à grandir, à vouloir évoluer dans leur triste condition humaine. Mais moi, je désirais tracer ma route, la mienne, et non plus subir la vie, l’existence qui n’était pas vraiment celle que j’aurais aimé avoir. C’est ainsi que j’étais en perpétuel questionnement. Aussi, avant d’entreprendre ce long et mystérieux chemin de vie, je commençais à faire ce que mon cœur m’encourageait à faire. Et là, j’étais encore plus mal qu’avant. Que faire ! Comment réagir ? Comment surmonter ces obstacles qui se trouvaient face à moi… Et d’entendre se dire par les autres « Ça t’apprendra à vivre » ? M’étais-je trompée dans mon raisonnement. Pourquoi me poser autant de questions face à la vie ? Étais-je trop dans le présent ?
Fabienne

Que sais-tu de la Vie ? Tu avances dans la vie les mains libres. Tout événement à son importance ! Tout t’apprendra à vivre !
Si tu rencontres les demeurées, ne vas pas raser les murs, ni laver les ombres, avance à la lumière, qu’elle soit profane ou non. Alors, présent ? Aie confiance !
Christine

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0