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ATELIER 1 - Ecrire

mardi 6 novembre 2018, par Geneviève

ATELIER D’ECRITURE

Ecrire pour le plaisir
Ecrire pour se surprendre
Découvrir de nouvelles formes d’écriture
Découvrir de nouvelles situations d’écriture
Cultiver son jardin secret, le jardin de ses possibles
Aborder de nouveaux rivages
Se risquer dans de nouveaux paysages
Ecrire et se lire
Ecrire et s’écouter
Ecrire et s’entendre dire
Voici l’atelier d’écriture

Geneviève G

C’est notre premier atelier. Nous faisons donc un tour de table pour une présentation succincte. Personne n’a participé à un atelier d’écriture auparavant mais chacun à un rapport particulier à l’écriture qui remonte pour certains à l’enfance, pour d’autres plus tardivement. Pour tous, l’atelier d’écriture est une expérience attendue depuis plus ou moins longtemps qu’ils osent tenter aujourd’hui.

Alors, comment fonctionne l’atelier d’écriture ?
Après avoir pris le temps de se poser, le thème de l’atelier est annoncé, développé et une consigne d’écriture est proposée. Chacun écrit selon le temps imparti puis les textes sont lus, partagés. C’est le moment magique où, à partir d’une même consigne, l’on arrive dans des univers très différents.

- Première consigne : Que représente pour vous l’écriture ? Répondez à cette question en commençant toutes vos phrases par "Ecrire, c’est .... "

Ecrire, c’est s’évader,
Ecrire, c’est chanter,
Ecrire, c’est parler de soi,
Ecrire, c’est évoquer de bons comme de mauvais moments,
Ecrire, c’est faire plaisir,
Ecrire, c’est découvrir d’autres façons d’écrire,
Ecrire, c’est s’estimer,
Ecrire, c’est reprendre confiance en soi,

Ecrire, c’est apprendre,
Ecrire, c’est évoquer,
Ecrire, c’est imaginer,
Ecrire, c’est affronter la réalité,
Ecrire, c’est faciliter sa vie,
Ecrire, c’est parler
Ecrire, c’est souffler

Ecrire, c’est donner de soi aux autres
Ecrire, c’est passer des caps difficiles
Ecrire, c’est régler ses comptes sans les dire ouvertement
Ecrire, c’est se soigner
Ecrire, c’est se faire plaisir
Ecrire, c’est pleurer,
Ecrire, c’est redonner du sens à sa vie,
Ecrire, c’est se recentrer
Ecrire, c’est se poser un moment

Ecrire, c’est prendre des notes,
Ecrire, c’est prendre du recul,
Ecrire, c’est faciliter la vie,
Ecrire, c’est dire ouvertement ce que l’on ressent,
Ecrire, c’est gérer ses angoisses,

Ecrire, c’est s’abonner,
Ecrire, c’est signer,
Ecrire, c’est se présenter
Ecrire, c’est mettre des maux en mots,

Fabienne

Ecrire, c’est voler de mots en mots
Ecrire, c’est une gymnastique du vocabulaire, des conjugaisons, de la syntaxe
Ecrire, c’est avancer en intelligence, en compréhension du monde,
Ecrire, c’est croire à ce que je dis, c’est donner vie à mon imagination
Ecrire, c’est humer la vie et la livrer sur le papier
Ecrire, c’est transmettre ce que je pense, ce que j’imagine, ce que je crois
Ecrire, c’est savourer le plaisir de sortir les mots, les phrases et de créer un paysage
Ecrire, c’est dessiner en mots une vie, une histoire qui est cachée, une part de moi qui est inconsciente pour l’instant
Ecrire, c’est entrer dans une nouvelle dimension
Ecrire, c’est entretenir l’amitié
Ecrire, c’est augmenter l’estime de moi-même, découvrir un monde infini : moi
Ecrire, c’est me relier aux autres, à des inconnus lors des ateliers d’écriture.
Christine

-Deuxième consigne : Parmi toutes vos réponses, retenez-en trois, puis une.
Choisissez un personnage, un(e) écrivain(e), à qui vous donnez un nom. Puis décrivez-la à sa table de d’écriture. N’oubliez pas sa motivation, celle que vous avez retenue.
(en appui, liste d’écrivain(e)s et de leurs habitudes de travail)

Vincent se levait à 3 h du matin. Tous les jours. Eté comme hiver. Il aimait ce moment où aucun bruit ne venait le déranger, le distraire. Dehors, les ouvriers n’étaient pas encore rentrés de leur travail de nuit, ni les autres partis pour les remplacer.
Il s’asseyait à une table dans un coin de la maison. Sa table était nue. Juste du papier, un stylo de la marque Bic couleur bleu.
Il écrivait deux heures, puis déjeunait. Il reprenait son travail à 13 h 30 précises pour écrire cette fois-ci à son ordinateur le roman qu’il avait commencé voici quatre ans.
Il ne parlait pas de son livre et quiconque lui posait des questions sur son roman ne recevait qu’un silence.
Personne ne savait de quoi il s’agissait. Rien. Cet homme silencieux et froid en était à son cinquième livre, les quatre précédents étant des best-sellers.
Les journalistes ont essayé de savoir comment lui venait toutes ses idées, ses personnages, toute son imagination. La seule chose qu’il partageait c’est : « Mes rêves sont si riches en imagination que je peux en faire des livres ».

Christine

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