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LGL du 9 janvier 2020

lundi 20 janvier 2020, par Frédérique

Jeudi 9 janvier 2020, dans les salons littéraires du Café de Paris. 19Heures.

On apprend que la médiathèque s’est lancée dans son désherbage et que des livres, forts intéressants, sont à vendre au Centre Social pour trois francs six sous .
On apprend que les poèmes de Mahmoud Darwich « A ma mère » seront lus, en arabe, le dimanche 19 janvier au cours d’un apéro poétique au cinéma Le Club offert par la Brasserie L’Embardée après la projection du film : Portrait de La jeune fille en feu de Céline Sciamma.
On apprend que ce bon moment se fait dans le cadre du festival Télérama et que le tarif marche avec.3,50 euros.
On apprend que la Brasserie L ‘Embardée, rue Fos Kéraly 3 et 5 , présente une Exposition collective F’ÂMES qui se visite jusqu’au 19 janvier et que là, Gwen Scancar concocte de délicieuse bières.
On apprend que Yvon de l’atelier de Geneviève vient rejoindre le salon littéraire pour la première fois. Qu’il soit le bien venu !
C’est alors que Laurent Gaudé s’installe avec nous . Sur Le guéridon Louis-Philippe, il étale Ouragan, Le soleil des Scorta, Eldorado, De sang et de lumière son dernier recueil de poésies . Dans la préface, il explique ce que doit être, pour lui, la poésie aujourd’hui. Justement de sang et de lumière .Tel que notre Monde.
Je veux une poésie du monde qui voyage…
Je veux une poésie à hauteur d’hommes…
Je veux une poésie qui marche derrière la longue colonne des vaincus...
Je veux une poésie qui défie l’oubli…
Je veux une poésie qui n’oublie pas la vieille valeur sacrée de l’écrit…
Je veux une poésie qui se penche sur les hommes... charnelle et incarnée…

Quelques alexandrins de l’art poétique de Boileau reviennent en ma mémoire.
...Jamais au spectateur n’offrez rien d’incroyable..
et vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage…

C’est alors que l’on disserte sur Salina : les trois exils qui nous ramène au passeur, à la barque et au fleuve de la mythologie grecque. Le corps vieilli de Salina, l’enfant aux larmes de sel, aux portes de l’île cimetière des étrangers. Le récit de son histoire par son dernier fils Malaka, telle une obole au passeur Darzagar, ouvrira les portes du cimetière et lui donnera le repos, si elle en est digne, qu’on a interdit à la trois fois exilée par le clan des Djimba.
C’est alors que l’on disserte sur le livre de Jacques Roumain, Gouverneurs de la rosée. Littérature haïtienne inspirée de la dureté de la terre, de la pauvreté des habitants qui subsisteront lorsque jaillira une source.
C’ est alors que vient le tour de Cécile Coulon et de son roman Une bête au paradis. Une ferme isolée au bout d’un chemin terreux et toute son histoire.
« Il faut lire Marie-Hélène Lafon et ses romans sur la ruralité : Joseph, Les Pays, les derniers indiens… » . Antoinette, Catherine, Jacynthe et moi ! Nos voix conseillères s’unissent et se tournent vers Yvon qui se passionne pour les livres de Christian Signol.

Au jeudi 13 février. Même endroit. Même heure.
Que l’ année 2020 vous soit douce et ensoleillée ! Qu’elle vous comble de belles lectures !

JM

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