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LGL du café de Paris du 23 mars 2018

dimanche 25 mars 2018, par webmestre

C’est si beau ta façon de revenir du passé, d’enlever une brique au mur du temps et de montrer par l’ouverture un sourire léger.
Christian Bobin, Noireclaire

« S’en aller, s’en aller, chante tout bas le livre des merveilles et de l’insoupçonné, s’en aller…
S’en aller. »
Sylvie Germain, Magnus.

Apprendre la mort de NADINE, être chamboulée, retrouver ses écritures et rester dedans pour la retenir, lire les poèmes de Stef, les émotions de Catherine, de Fred et de Caroline et de bien d’autres, et reporter à plus tard la Grande Librairie du café de PARIS…

LGL du Café de PARIS , 18 mars 2018

Elle a tout de suite su, l’écriveuse que son stylo, n’arriverait pas à suivre l’enthousiasme de Nizar Kadri chercheur en anthropologie ,titulaire d’un Master 2 de l’Université de de Matouba en Tunisie sur « les commandements des parents dans la littérature musulmane ». Intéressé par l’histoire des marginaux et par tous les non-dits de la civilisation musulmane, il a écrit une œuvre fiction sous forme de dialogue, telle une pièce de théâtre. « LE PRINTEMPS ARABE DES FEMMES » . La fougue de Nizar, poète et rêveur, nous emporte dans le monde de souffrance des femmes arabes, souffrance qui se voit , s’affiche .Ce livre « dérangeant » parce que « vrai » est en vente chez Mary et à la Maison de la Presse, je crois , ou chez Henry des Abbayes qui ne le signa point ! C’est dire...
-  « Une belle aventure ajouta Jacinthe qui travailla à la traduction de la langue française de Nizar. Une alchimie entre lui et moi . »

Aux Editions de l’Ogre, dans les mains de Fred, le dernier roman de Marie Cosnay, « Aquero » qui veut dire lumière si l’accent se porte sur le O, ou bien « fille, fée ou déesse » si l’accent se porte sur le E « Aquéra ». Bernadette à Lourdes a-t-elle vu celle-ci la fille, la déesse ou cela, la chose, la lumière. Comment regarde-t-on ? Comment voit-on ? Que voit-on ? En fonction de quoi ? Qui sommes-nous pour regarder et voir ? Le sens de ce texte n’est pas simple mais la poésie est partout en « apparitions » répétées . Marie Cosnay revient sur les mots, les répète pour les comprendre mieux, sur l’aspect social de l’année 1858, date de l’apparition dans la grotte de Massabielle . Elle est Bernadette dans un entre-deux roches. Alors deux destins de femmes, à deux époques différentes, se superposent. A lire et à relire pour une seconde lecture différente et lumineuse.

Au deuxième jeudi d’Avril au Café de Paris. D’ici là, n’oubliez pas Marie Cosnay le 29 au Centre social.
Belles lectures printanières.
JM

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