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LGL du café de Paris du 8 février 2018

mercredi 14 février 2018, par webmestre

Le Jurançon s’absente. Une première !On s’étonne ! On s’interroge ! Dérogerais-t-on au sacro-saintes habitudes ? Les coeurs n’y seraient-ils point ? Corps fatigués ? Tellement d’humidité ! Parfois les jambes ou les pieds ou le dos… Les Tucs, dans leur porcelaine de Saxe ou de Giens, sont absents aussi. Envie de réchauffement . Alors le vin sera chaud.
On n’a pas dit que qu’on n’y reviendrait pas au Jurançon !

Elle s’appelle Judith Perrignon. Journaliste un temps à Libération et écrivain. Auteur de C’était mon frère, Les Chagrins, Victor Hugo vient de mourir. Elle sait faire des événements historiques ou non des moments intimes dans lesquels tout est vrai et tout est roman. Lire « Les faibles et les forts »(Poche) inspiré d’un atroce fait divers arrivé au bord de la rivière Red River en Louisiane. Au lendemain du drame les radios s’interrogent : Pourquoi les Noirs d’Amérique ne savent pas nager ?

Dans les fauteuils en skaï brun qui les enveloppent chaleureusement, Catherine, Fred, Geneviève, Bertrand, Caroline, Françoise et moi. En bande organisée !
Titre détourné du livre apporté par Bertrand écrit par Flore Vasseur. Edition Equateur. En scène, une bande de sept quadras sortis brillamment de HEC. L’ un d’eux en poste chez Folman Pachs est chargé de la dissimulation d’un scandale financier prêt à éclater . Inspiré de faits réels, ce livre explique ce qui cloche dans la zone EURO , les traficotages des comptes de la Grèce, les mensonges, le basculement des relations entre les états européens, les politiques d’austérité qui punissent les populations… Il dresse une galerie de portraits de quadragénaires formatés par la prestigieuse HEC . Un livre enrichi de flashcodes qui renvoient vers des liens forts explicites.
QUI NOUS GOUVERNE ? QUI DETIENT LE POUVOIR ? QUI NOUS ANESTHESIE ET NOUS MANIPULE ? On pense à François Hollande dans on discours du Bourget.

Plus léger, le livre de PEF qui ravigote n’est ce pas Geneviève : « Je vais de ma plume survoler l’immense petit peuple de mes lecteurs. Je jetterai mes filets à souvenirs décalés... » Un texte-voyage dit la quatrième de couverture de « Petit éloge de lecteurs » collection Folio. Mille et une rencontres délicieuses avec les mots et avec ceux qui les portent, les transportent , ici ou là quand « des fois les jours s’assoleillent et que des fois la nuit s’alunit » et que des fois les histoires s’empoétisent.
« Le sari vert » d’Ananda Devi et Une Verrière sous le ciel de Lenka Hornakova deux coups coeur de Carole Martinez au Festival du Jardin d’hiver aux Champs Libres.Deux coups coeur pour Geneviève.

Catherine, sur plusieurs fronts à la fois, n’en finit pas de « Cordelia la Guerre » de Marie Cosnay. Temps et lieux différents. Entrecroisés. On retrouve la tragédie du Roi Lear de Shakespear dans une intrigue mafieuse . Une histoire très dense. A suivre …
Caroline aussi lit Marie de Cosnay : « Que s’est il passé ? » aux Editions Cheyne. Belle poésie dans un bel objet. Réflexion d’une femme dont le mari a disparu. Des larmes sur un amour perdu que les mots ne retrouvent pas. Une seconde lecture : une autre histoire.

Entretien avec Fabienne Verdier par Charles Juliet. F Verdier artiste peintre-callygraphe, part étudier en Chine avec les grands peintres chinois ayant survécus à la révolution culturelle.Diplômée, elle rentre en France au bout de 10 ans de formation, publie Passagère du silence qui décrit son apprentissage. Entretien raconte le voyage intérieur de l’artiste peintre, sa possibilité désormais atteinte d’agir en toute liberté, arrachée au temps qui passe. Editions Albin Michel. Fred explique aussi les techniques de peinture de Fabienne:immenses supports toilés sur lesquels galopent des pinceaux faits de 35 queues de cheval. Que des mâles !Impressionnant !

La prochaine fois ? Le 8 mars. Même endroit. Même heure .

JM

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