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Josiane

mardi 25 avril 2017, par webmestre

Samedi 25 mars, il y a tout juste un mois, Roselyne vient d’animer l’atelier « mégapoles » …
Comme à ton habitude, tu nous as réjouis d’un texte tordant … L’histoire farfelue d’une bonne-sœur déjantée, au sein d’un carrefour urbain, empêtrée dans une situation improbable … Un récit que toi seule as l’art de confectionner, une histoire qui n’appartient qu’à toi et que j’attends, impatiemment, à chaque lecture de tes textes. Ils apportent ce petit piment cocasse, ce petit zeste coquin, cette détente légère, cette récréation nécessaire sans cesse renouvelée …
Avant chacune de tes lectures, il y a ce sourire entendu, cette expression lumineuse, cette étincelle dans tes yeux qui annoncent la couleur de ta fantaisie, le fruit délectable de ton imagination, qui régale, à l’avance.
En fin de lecture, ce même petit sourire, visage épanoui, empli du ravissement à être parvenue à faire se « bidonner » l’assemblée assidue, ton public amical …
Saveur de l’instant présent.

Ce samedi 25 mars, c’était le dernier atelier, avec toi. Nous l’ignorions. Tu ne le savais pas, non plus ….

A la fin de celui-ci, après la proposition des prochaines animations d’atelier, tu t’es approchée de Laurence et de moi. Tu as évoqué ce plaisir à rechercher des sujets, ce temps si agréable, accordé à imaginer les consignes, cette pause précieuse qu’il faut s’obstiner à trouver, rien que pour soi, ce luxe à privilégier … si loin des contraintes imposées par l’existence, le travail, les tâches rébarbatives du quotidien …
Ce jour-là, je me rappelle ta ferveur et, comment, à force d’arguments judicieux, portés par ton sourire persuasif et ta joie affichée, tu as suggéré mon envie de me lancer dans l’aventure …

Tu as annoncé l’animation du prochain, le 8 avril. Zut, je le raterai !!
Dommage, j’ai tant aimé ton dernier « extraordinaire », mélange de titres singuliers de bouquins avec la chanson « complainte du progrès » de Boris Vian. Ce 11 janvier 2017, j’ai tiré les choix insolites de « Le moine qui vendait sa Ferrari » et du « chauffe-savates ». Jacqueline a hérité du « canon à patates ». Nous avons ri. Tu as distribué des carambars

Je peux te l’avouer, désormais … J’ai imaginé la consigne de l’atelier du 22 avril en ne songeant qu’à toi et au texte jubilatoire que tu saurais produire, inventer, créer de toutes pièces.
A partir du livre « Les heures souterraines » (D. de Vigan), j’ai voulu, d’emblée, unir les 2 existences fragilisées de Mathilde et de Thibault, provoquer leur rencontre. Quand, comment, où, pourquoi ??? J’ai vu ton sourire, en rédigeant cette consigne, certaine qu’elle engendrerait, chez toi, un récit hilarant, extravagant, trop drôle et si comique.
Quelle idylle déjantée, irréelle, singulière, invraisemblable composerais-tu ? De quels imbroglio amoureux, histoire farfelue, ou méli-mélo érotique allais-tu nous régaler ?

Puis, ce soir d’avril, Laurence m’a appelée, le portable a sonné en fin de journée printanière et ensoleillée …

Comme tu vas manquer à l’atelier « Page Blanche », Josiane.
Ta présence m’a habitée, dans la petite salle Jules Couanault, ce 22 avril 2017, dans ce giron de nos rencontres d’écritures, ce lieu serein d’encre amicale, ce cocon apaisant « hors du temps et des tracas en tous genres », ce lieu d’écoute privilégiée où tout s’oublie, où tout s’évapore, où je n’ai, toujours, su lire que ta gaieté, où je n’ai, jamais, rien perçu de l’insidieux déclin…
J’ai revu la place que tu occupais, ce 25 mars…. Ton stylo, ton cahier …
Nous avons écouté attentivement chaque texte où Mathilde et Thibault ébauchaient ou concrétisaient un nouveau départ.
Nous avons compris Nelly et son « Ode à la vie si précieuse ».
Nous avons ri du texte désopilant de Marc.
Nous t’avons évoquée, au présent, au passé. Joyeux souvenirs partagés, anecdotes amusantes …. Tout est si improbable.
Merci pour ces jolis moments offerts en ta compagnie, Josiane … Ton cahier reste ouvert …

Nadine

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